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Comprendre la violence

La violence comprend toutes formes de violence physique, menaces et harcèlement criminel entre deux personnes qui ont eu auparavant ou récemment ou qui sont présentement dans une relation intime. Il peut s’agir d’une relation hétérosexuelle ou homosexuelle, que ces individus aient ou non habité ensemble ou qu’ils soient mariés ou non. L’agression peut se produire à la maison ou ailleurs. La violence et les conflits qui se produisent entre parent et enfant ou entre toute autre membres de la famille ne constituent pas de la violence conjugale.

Bien qu’il arrive que des hommes soient victimes de violence conjugale, dans la des cas, ce sont les femmes qui sont victimes de violence de la part des hommes.

Les infractions au Code criminel du Canada comprennent, mais ne se limitent pas aux actes suivants : homicide, voies de fait, menaces, voies de fait causant des lésions corporelles, séquestration, harcèlement criminel, enlèvement, introduction par effraction et dommages causés aux biens. Une infraction pourrait inclure des menaces, des voies de fait ou être aussi sérieux qu’un femicide (homicide des femmes).

Ces infractions sont souvent commises quand il existe déjà des habitudes, des comportements agressifs ou contrôlant. Il peut également s’agir de menaces envers les enfants, d’autres membres de la famille, les animaux de compagnie et la propriété. La violence est utilisée pour dérober la femme de son pouvoir personnel en l’intimidant, en l’humiliant et en lui faisant peur.

Un seul geste de violence provenant d’un partenaire peut être considéré comme de la violence conjugale. Plusieurs gestes qui pourraient paraître sans importance, ensemble, révèlent un cycle de violence (commentaire dénigrants, garder le silence dans l’intention de punir, l’intimidation, etc.)

On peut signaler un incident de violence conjugale au poste de police, en personne ou par téléphone.

Cycle de la violence 

Cycle de la violence

Première phase : Climat de tension

Dans cette première phase, on remarque une augmentation des difficultés au sein du couple et les tensions s’accumulent sans qu’il y ait une résolution des conflits. Progressivement, ces conflits augmentent et peuvent être alimentés par des sources de stress supplémentaires. De plus en plus, l’agresseur commence à blâmer ses propres comportements violents sur sa partenaire. La violence verbale s’intensifie et l’agresseur devient de moins en moins sensible à la victime et à son intégrité personnelle. Il s’approprie donc de plus en plus de pouvoir sur sa partenaire et en retour, la victime devient très nerveuse et se replie de plus en plus sur elle-même puisqu’elle a peur (marcher sur des coquilles œufs). 

Deuxième phase : L’abus

L’intensité des épisodes de violence s’amplifie à cette étape puisque l’agresseur croit avoir des justifications pour augmenter son niveau de contrôle sur sa partenaire. L’agresseur utilise de nombreux prétextes pour justifier ses comportements (ex : son souper est trop cuit, les enfants sont trop bruyants, etc.) Au fur et à mesure que le niveau de contrôle qu’exerce l’agresseur augmente, la femme se sent de plus en plus démunie et démolie intérieurement.

Troisième phase : La déresponsabilisation (la manipulation)

Au cours de cette phase, l’agresseur réalise, suite à son acte d’agression, qu’il risque devoir faire face à des conséquences. Il prend conscience qu’il risque de perdre sa partenaire. C’est donc à ce moment que se déclenche la période de justification. L’agresseur fait tout pour amadouer sa partenaire, c’est-à-dire, qu’il devient tendre, affectueux, généreux, etc. Il promet d’aller chercher l’aide qu’il a besoin pour régler son problème de jalousie, pour contrôler sa colère, pour régler son problème de toxicomanie, etc. C’est aussi durant ce temps que l’agresseur se déresponsabilise de ses comportements violents. Les agresseurs ont tendance durant cette phase de minimiser les conséquences de la violence qu’ils infligent. Certains disent regretter leurs actions alors que d’autres ne montrent aucun sentiment de remord. Les agresseurs vont se trouver toutes sortes d’excuses pour justifier leurs comportements. Ils laissent souvent sous-entendre à leurs partenaires qu’elles sont responsables de les avoir provoqués. Cette étape souligne la période de la « lune de miel », mais celle-ci raccourcit avec le temps et peut même disparaître. La femme perçoit ces actes de violence comme des actes isolés et elle peut se sentir responsable des comportements violents de son partenaire à cause des tentatives de justifications de ce dernier. 

Quatrième phase : Rémission

Durant le cycle de violence, la plupart des femmes gardent espoir que ces épisodes violents ne se reproduiront plus et que leur partenaire  regrette ses actions. En entretenant cet espoir et ces genres de pensées, les femmes hésitent de mettre fin à leur relation de violence puisqu’elles considèrent ces épisodes de violence comme des évènements isolés.

Roue de pouvoir et de contrôle

Roue de pouvoir et de contrôle

Roue de l’égalité

Roue de l’égalité

 

Si vous reconnaissez certains de ces signes avertisseurs, il pourrait être temps d’agir :

  • Il la rabaisse
  • Il parle tout le temps et domine la conversation
  • Il vérifie ce qu’elle fait tout le temps, même au travail
  • Il essaie de suggérer que c’est lui la victime et joue au déprimé
  • Il essaie de l’empêcher de voir ses amies et amis et sa famille
  • Il agit comme si elle lui appartenait
  • Il ment pour bien paraître ou exagère ses qualités
  • Il agit comme s’il était supérieur ou s’il valait mieux que les autres personnes de la famille
  • Elle est désolée et excuse ses comportements ou elle devient agressive et en colère
  • Elle semble avoir peur de parler en sa présence
  • Elle semble être malade et manquer des jours de travail plus souvent
  • Elle essaie de couvrir ses bleus
  • Elle s’excuse à la dernière minute et annule ses rendez-vous avec d’autres personnes
  • Elle semble triste, seule, fermée et elle semble avoir peur
  • Elle consomme plus de drogues et d’alcool pour pouvoir faire face à la réalité

Pour de plus amples renseignements, consultez le site Web suivant : http://www.voisinsamisetfamilles.ca/ 

Signes avertisseurs

Considérez obtenir de l’aide si votre partenaire:

  • Vous maltraite sur le plan affectif (vous insulte, rabaissent, vous ignore, vous boude ou qu’il se fâche facilement).
  • Vous dit avec qui vous pouvez être ami(e), vous dicte la façon de vous habillez, essaie de contrôler d’autres aspects de votre vie ou et de votre relation ou surveille vos activités.
  • Parle négativement des femmes en général.
  • Démontre un comportement jaloux et possessif.
  • Boit beaucoup, consomme des drogues ou essaie de vous souler.
  • Vous réprimande si vous voulez vous souler, consommer des drogues, avoir des rapports sexuels ou aller avec lui à un endroit isolé.
  • Refuse de vous laisser acquitter une partie des dépenses engagées a l’occasion d’une sortie et se fâche si vous offrez de payer.
  • Est physiquement violent envers vous ou d’autres personnes, même si c’est seulement agripper ou pousser pour obtenir ce qu’il veut.
  • Et tout acte ayant un contrôle sur vous et sur vos actions.

Barrières quant à partir

Il existe certains obstacles qui empêcheraient une femme de quitter une relation de violence. Certains sont des obstacles personnels et d’autres sont des obstacles sociétaux. En voici : 

Obstacles personnels :

  • Elle a peur des représailles de l’agresseur si elle quitte la relation;
  • Elle peut toujours aimer son partenaire, mais non la violence qu’il exerce contre elle;
  • Elle peut considérer la rupture comme un échec personnel et social puisqu’elle a investi beaucoup d’énergie dans cette relation;
  • Elle croit que son partenaire a besoin d’elle et qu’elle pourra l’aider à changer ses comportements violents;
  • Elle croit ses promesses de ne plus lui faire du mal;
  • Elle a peur que les enfants souffrent des conséquences de la séparation;
  • Elle n’a pas les moyens financiers pour être autonome et refaire sa vie; et,
  • Elle n’a nulle part où aller.

Obstacles sociétaux :

  • La pauvreté des femmes (le revenu annuel moyen d’une femme canadienne selon le Recensement de 2000 avant les impôts est de 22 885$, ce qui compte pour 62% du revenue moyen des hommes. Une femme sur sept au Canada vit dans la pauvreté, c’est-à-dire 2.4 millions des femmes);
  • Aide sociale peu élevée;
  • Manque de logement sécuritaire et abordable;
  • Peur de perdre les enfants;
  • Obstacles liés à la garde légale des enfants et les droits de visite;
  • Jugements et mythes courants qui blâment les femmes et déresponsabilisent les agresseurs; et,
  • Surtout, il ne la laissera pas partir.